Hola chicos.....
Dans mon dernier message, je vous
avais promis de vous écrire vite. Donc, je m'exécute ... lol,
Après la magie de l'ascension du volcan actif, Villarica, nous voilà à
Santiago. Je dis nous, car depuis San
Martin de Los Andes, je voyage avec un canadien, Tyla, que j'avais rencontré à
Buenos Aires et que j'ai revu par hasard dans le bus entre San Martin et Pucon.
Après une autre nuit de bus, nous voilà
à Santiago. Tyla a eu le nez fin, il a trouvé un backpacker vraiment sympa et
pas très loin du centre ville. Ancienne maison coloniale, la demeure est
vraiment charmante, la casa roja. Le nom évoque la casa rosa, qui est le siège
gouvernemental argentin.
Nous visitons Santiago, et personnellement, cette ville ne me laissera pas
un souvenir impérissable, mis à part le quartier des artistes où il est possible de voir un certain nombre de
peintures sur les murs de la capitale chilienne.....Vraiment chouette le street
art...
L’art de rue, s’il y a bien une ville au Chli qui en est le parafait
exemple, c’est Valparaiso ou Valpo pour les Chiliens. Les photos que j’ai mises
sur le site sont je pense assez évocatrices.
Cette ville a vraiment quelque chose, et ce n’est pas Pablo Néruda le
célèbre « poète-ambassadeur » qui m’aurait contredit………
Une nouvelle petite traversée de la frontière chilienne et me revoilà en Argentine pour une autre étape importante....................Mendoza! Oh, cette
ville n'a rien d'extraordinaire, le plus intéressant se trouve à l'extérieur, car c’est là que l’on découvre "la" région
vinicole argentine. Qui plus est, les
"bodegas", sont très proches
les unes des autres, ce qui permet de le faire en vélo..... A peine arrivé, 3 australiennes nous proposent de partir avec elles pour faire
"la route des vins"…..
Mais j'avoue que je fus déçu, pas des australiennes (lol), mais des gens.....Dans
certaines bodegas, il était clair que la passion du vin était remplacé par la
passion du billet de banque....Ils vendaient les verres de dégustation,
ce qui, je l'avoue m'a choqué, et de plus ils n'étaient pas
"amoureux" de leur produit......Dommage.....Peut-être que du fait de ma
nationalité et de mes valeurs, j'en attendais trop....Heureusement que dans une
petite production, nous avons rencontré un "vrai" amoureux du vin
avec qui nous avons longuement discuté......Une autre était spécialisé dans les
liqueurs: Vous avez déjà gouté de la liqueur de chocolat, vous?
Surprenant!
Et me voilà reparti vers Salta, laissant Tyla à
Mendoza. Cette ville et plus précisément cette région m'ont été conseillées
afin de découvrir Cafayate, au sud de la ville. Cafayate, qui signifie canyon
en espagnol, est un endroit assez hallucinant, à cause de la richesse de ses
sols, les montagnes arborent des couleurs impressionnantes. Au nord de Salta
sur la route des grandes Salinas, un grand lac salé dont le chlorure de sodium
vient du volcan (et non de la mer) on peut également en prendre littéralement
« plein les yeux » !!!
Après avoir passé quelques jours à Salta, fait un peu la fête avec des
français qui travaillaient avec le ministère du tourisme argentin pour
développer cette région (même si elle commence à être connu, les
« peoples » commencent à acheter des maisons, d’ailleurs…), j’ai pris
le bus vers San Pedro de Atacama, Nord-est du Chili (cela fera la 5e
fois que je traverse cette frontière) . San Pedro est vraiment un beau
petit village, les maisons sont construites en terre cuite, ce qui à
l’intérieur d’un désert donne une vraie continuité du paysage….Très
franchement, si je peux, je retournerai là-bas, un très beau souvenir.
Imaginez, des restos qui sont tous organisés autour d’un grand feu (il ne fait
pas chaud la nuit, là-bas !) et les
gens finissent leur repas devant en buvant quelques bières ou quelques verres
de vins………..
Après ça, direction le salar de Uyuni, au sud-ouest de la Bolivie. Et là, de
San Pedro, c’est facile, il faut prendre un tour organisé de 3 jours en jeep.
Je crois qu’avec San Pedro, cela sera le meilleur souvenir de mon voyage. 3
jours de désert, de lagons aux milles
couleurs, de sommet culminant à plus de 5900m
d’Altitude, de vallées d’une beauté incomparable…
Et une première nuit passée à 4300m d’altitude (je dis bien passée, car il n’est
pas possible de dormir compte tenu du manque d’oxygène qui occasionne un mal de
crâne terrible!)
Arrivé au Salar, nous découvrons l’île des poissons, faite de coraux et de
cactus, car le salar de Uyuni au sud-ouest de la Bolivie était, il y a des
millions d’années, recouvert par la mer.
Le jeu en plein milieu de ce désert blanc consiste à faire des photos en
jouant avec la distance des objets, regardez
sur picasa, il y a des photos marrantes…
Donc ca y est, me voilà en Bolivie, Uyuni est intéressant pour son
salar, et la ville est sympa, mais pas
plus de deux jours, et encore c’est long….Je saute donc dans un bus direction
La Paz !
Ce bus étant de nuit, je me dis que je vais pouvoir me reposer……………Comment
vous dire ? CE N’EST PAS POSSIBLE ! Je défie quiconque de dormir dedans,
car le souci c’est que ce ne sont pas des routes, ce sont des pistes pleines de
trous et que certaines fois on fait des bonds sur son siège….
Une douzaine d’heure plus tard, me voilà à La Paz, capitale Bolivienne,
coincé au fond d’une vallée, mais qui m’a renvoyé deux effets contradictoires,
celui de la sérénité d’un petit village et l’agitation de n’importe quelle
grande capitale….
A La Paz, on n’est pas à Panam, on y va tranquille, il ne faut pas oublier
que l’on est à 3600m d’altitude, donc comme on dit là-bas, tranquilo…….
Je me disais, ton parcours en bus entre Uyuni et La Paz restera un grand
moment…….Que nenni, ce n’était rien en comparaison de mon voyage entre La Paz
et Rurrenabaque, au nord de la
Bolivie….Imaginez que ce trajet traverse la cordillère des Andes et qu’à
certains endroits, la route est moins large que le bus…..Mais pour les
boliviens, tout est normal (beaucoup moins pour l’anglaise qui a commencé à
hurler dans le bus…..)
A peine arrivé à Rurrenabaque, Tara, un israélien que j’avais rencontré dans
le bus, m’emmène dans une agence pour réserver un trip (le truc à faire ici est
de faire un tour dans les marais ou dans la jungle…), j’en avais sélectionné 2
autres, mais il m’avait dit que celle-là était vraiment bien ! Bon
pourquoi, pas !
Et nous voilà parti pour 3 heures de jeep et 3 heures de canoë….C’est vrai
que ça faisait un peu juste les 20h de bus que j’avais faite pour venir à
Rurre….
Je ne veux choquer personne, mais j’ai passé 3jours dans un groupe de 15
personnes dont 14 étaient israéliennes et vu que je ne parle pas hébreu….Enfin,
il faut se dire que ce sont des moments de solitude forcée qui peuvent être
intéressant pour la réflexion…..Parce que notre guide « Rambo »,
parlait lui aussi hébreu…
Cela dit, je retiendrai de belles balades en canoë et je pourrai dire que j’ai
chassé l’anaconda et péché le piranha…
Retour à La Paz pour prendre le bus pour Santa Cruz, étape indispensable
pour aller à Asunción, capitale du Paraguay.
Santa Cruz, la ville et la région qui défraient la chronique à ce moment-là
en Bolivie. Le préfet de Santa Cruz a organisé un référendum pour savoir si les
habitants souhaitaient l’autonomie de la région en matière de police et au
niveau économique. Le référendum est jugé illégal par le gouvernement, mais en
même temps, cela a donné des idées aux autres préfets qui souhaitent en
organiser dans les autres provinces.
Mis à part la propagande un peu pénible, la ville est sympa. Je me suis fait
embarqué par des jeunes étudiants qui voulaient aller au Rio (le fleuve) et avec
j’ai fait un peu de cheval (promis, la prochaine fois, je regarderai si la
selle est bien fixée !!!)
Le lendemain soir, je reprends le bus, direction Asunción. Nous passons par le Chalco, la région anciennement
bolivienne et maintenant paraguayenne, qui avait donné lieu à un conflit que la
Bolivie a perdu.
Un magnifique coucher de soleil et quelques heures plus tard, me voilà dans
la capitale paraguayenne. Que vous dire, en fait, il n’y a pas grand-chose à dire,
car pas grand-chose à voir, à part une rue commerçante, le panthéon, la maison
ou a été déclarée l’indépendance et le palais présidentiel, ma visite d’Asunción
aura été brève….
Le lendemain, j’attrape un bus pour Ciudad Del Este, j’y rencontre une américaine,
Cassie qui m’a parlé avec passion de son travail au nord du Paraguay dans une
communauté d’une 50 de personnes afin d’essayer d’améliorer les rendements des
exploitations agricoles……Intéressante démarche qui va durer 2 ans et qui promet
d’être très enrichissante.
Ciudad del Este, la ville de l’est, au bord des frontières brésiliennes et
argentines, est essentiellement connue pour être la ville la plus corrompue du
monde. Il y est aussi possible d’acheter un peu près n’importe quelle copie ou
original de n’importe quel produit numérique….
Là, je parle de choses que tout le monde connait….Mais une discussion avec
Victor, propriétaire de « l’hôtel » dans lequel j’étais, m’a ouvert
les yeux sur les enjeux du barrage hydroélectrique de Itaipu, deuxième plus
grosse construction de ce type au monde et qui fournit 40% de l’électricité au
Paraguay et 25% au Brésil. Après avoir rencontré un membre des nations unies (à
qui j’ai donné un coup de main, car il souhaitait aller au Brésil pour la
journée et il ne parlait pas Espagnol) , présent pour une conférence
internationale sur l’avenir de l’hydroélectricité, je comprends mieux
l’importance des discussions actuelles entre le Brésil et le Paraguay sur le
prix de vente du kw….
Un dossier intéressant car le contrat original ne permettait pas de vendre l’électricité
à d’autres pays excepté le Brésil. Le prix que le Brésil paye aujourd’hui est
largement en-dessous du marché et l’ancien archevêque, maintenant président
souhaite renégocier le contrat….
Impressionnant, c’est le mot qui vous vient à l’esprit quand vous voyez ses
chutes d’eau qui séparent le Brésil de l’Argentine et qui sont donc visibles
des deux côtés. Du côté Brésilien, la vue est plus une vision d’Ensemble des
chutes et l’on est plus proche de la gorge du diable, la partie la plus
impressionnante des chutes. Du coté argentin, on est plus prêt des
chutes !
Et la différence notable, c’est le bruit, quel vacarme, il faut l’entendre
en même temps que le voir pour le croire…..
Bon, cependant, je me suis baladé deux heures là-bas et j’étais content de
rentrer me poser….
Et dans quel endroit…..Je ne vous ai que rarement parlé des lieux dans
lesquels j’étais, car j’estime que quand on visite un pays, ce ne sont pas les
hôtels que l’on visite, mais, franchement, l’hotel Tango Inn de Puerto Iguazu,
qui a été aménagé dans un ancien casino vaut vraiment le détour, spacieux,
accueillant et avec une grande piscine devant. Quel bel endroit pour le dernier
stop avant de revenir à Buenos Aires, ville de mon arrivée et de mon départ…
3 mois et demi, 300h de bus, et voilà, c’est fini, ce périple en Amérique du
sud est terminé.
Cette année de voyage aura été une expérience extraordinaire pour moi et j’espère
vous avoir fait un peu partagé ce que j’ai vécu……
Me revoilà en France, revenu depuis quelques semaines, et tentant de revenir
à la vie réelle….
A très bientôt…